Jusqu'au bout du monde...


1 AN




Jusqu'au bout du monde...

# Posté le dimanche 04 janvier 2009 12:04

Modifié le mardi 05 mai 2009 12:40

Hopelessly devoted to you...

Hopelessly devoted to you...



Holidays, Oh Holidays...


Bretagne '08 to '09


<3

# Posté le dimanche 04 janvier 2009 12:01

FUCK.

FUCK.


Ma vie est un miroir où le reflet l'emporte
Mon monde est une étoile où la raison est morte
L'océan de mes rêves a plongé sous la glace
Un peu de moi te suivra partout où tu passes.

# Posté le samedi 22 novembre 2008 12:00

Modifié le mardi 09 décembre 2008 15:54

Réflexion (intime) contemporaine et non structurée sur l'existence, II

Réflexion (intime) contemporaine et non structurée sur l'existence, II
En 1938, Jean Paul Sartre disait : "On ne met pas son passé dans la poche ; il faut avoir une maison pour l'y ranger". Voilà pourquoi j'ai parfois l'impression de manquer de place. Je ne me vante pas de posséder un lourd et terrible passé, loin de là. Je le qualifierais plutôt de vaporeux, flottant et irrégulier. Et, comme on le sait, la vapeur est la forme physique qui prend le plus de place. Le matérialisme est, en plus de l'ignorance de toute forme spirituelle supérieure, la conscience de l'importance des formes concrètes dites matérielles. Autrement dit, un attachement aux choses, aux objets, tout ce qui s'exprime substantivement et qui n'est ni abstrait, ni vivant. Je n'ai pas toujours fait preuve de matérialisme. Mais depuis que j'ai réalisé, pour la première fois, à quel point la vie m'étais cher et la mort atroce (cf. article "Dream Away"), la place des choses dans l'existence m'apparaît véritablement non négligeable. A mon humble avis, les choses constituent à peu près 50% des souvenirs. C'est pourquoi il me paraît nécessaire de posséder assez de place pour les évaporations de souvenirs, et une quantité d'objets suffisante pour contenir le reste de la mémoire. De manière général, les gens qui n'ont pas de "chez eux" sont malheureux. Ils sont malheureux car ils ont froids, ils ont faim, ils se sentent seul, ou ils mènent une vie difficile socialement etc... Mais ils ont aussi le poids des souvenirs sur eux, puisqu'ils n'ont ni espace personnel ni objets propres pour y déposer leurs souvenirs douloureux, touchants, amoureux, blessants, éprouvants, doux... Se posent-ils la question de si leur existence vaut la peine d'être vécu ? Sans doute, comme tout le monde à un moment ou à un autre. Dans quels moments se pose-t-on cette question ? Dans le désespoir, la tristesse, la frustration, l'injustice... mais aussi dans l'ennuie. Pour moi, l'ennuie est la pire des maladies. La colère, le désespoir amènent malgré eux les gens à espérer. Lorsque l'on s'ennuie, l'espoir semble un remède peu adapté. Et lorsqu'il n'y a plus d'espoir, l'être humain s'ennuie. Et quand l'être humain s'ennuie, il n'y a plus d'espoir. L'ennuie peut commencer par prendre une forme banale, un moment d'inaction dont on sait l'insignifiance. Puis l'ennuie devient une routine, un train de vie. On finit par s'habituer à l'ennuie, on se sent bien dedans, on pense pouvoir en revenir facilement. Et puis l'ennuie nous consomme, nous assomme. On se sent possédé par lui, on ne peut plus le maîtriser et on tombe dans une lente agonie vers la solitude et le néant. Puis on se réveille des années après, quand il est trop tard, en pensant aux ravages de l'ennuie, à tout ce qu'on a raté, on ne s'ennuie plus et on voudrais en profiter mais on ne peut pas parce qu'il est trop tard.

# Posté le mercredi 12 novembre 2008 14:09

Modifié le vendredi 14 novembre 2008 12:53

Réflexion (intime) contemporaine et non structurée sur l'existence, I

Réflexion (intime) contemporaine et non structurée sur l'existence, I
J'm'éclate. Littéralement. Je m'éclate les neurones à coups d'hypothèse, à coups d'idées géniales (pas dans le sens qui tient du génie, mais qui me procure un sentiment d'euphorie intense dés qu'elles traversent ma petite tête), à coups de sons dans tous les sens. Les gens trouvent le Jazz reposant. Moi je le trouve détonnant. Je ne l'ai jamais considéré comme une "musique d'ambiance". C'est insultant d'être traité de "musique d'ambiance" non ? Imaginez qu'on vous dise que vous êtes fait "pour l'ambiance"... Personnellement je me vexerais... Bref, pour moi le Jazz c'est du nucléaire, de l'explosif, un mélange titanesque de rythmes alambiqués et d'harmonies somptueuses... Sans parlé des instruments, que de noblesse, de prestige et de talent, quels sons remarquable, quelle finesse dans les nuances, dans les associations. Un compositeur de Jazz se doit à la fois d'être un peintre, un sculpteur, un metteur en scène, un musicien et un compositeur de bouquets de roses, c'est à dire un artiste complet. Je ferme ici la parenthèse sur le Jazz. Mon éclatement donne régulièrement plusieurs particules. Il y en a qui appartiennent à ma matières grise, ce sont les plus négligeables. On trouve ensuite les particules physiques, qui constituent ma capacité à courir, sauter, m'amuser, grimper aux arbres, embrasser, voler, atterrir et grandir. Puis, mes particules spirituelles, les plus légères, qui ont le pouvoir de me faire penser, réfléchir, apprécier, comprendre la vie, sourire et rire ou pleurer. Mais les plus importantes, les plus grosses, sont celles qui font que mon esprit humain se développe et survit, malgré les agressions de toutes les autres particules. Celles ci ressemblent à de drôles de papillons qu'on appelle les sentiments. Etymologiquement originaires de la forme verbale "sentir", ces sentiments font l'objet de grande tergiversions de la part de mon subconscient, représenté par mes particules invisibles qui s'appellent rêves. Mais revenons aux sentiments. Ces insectes étranges consomment ce que je vois, ce que je sens, ce que j'entends et ce que je goûte, pour les transformer en émotions plus ou moins importantes. Par exemple, à la simple vue d'un être cher à la sortie du métro 12 à la porte de la chapelle, mes particules s'agitent et avalent tout ce qu'elles peuvent de cette image pour retranscrire un signal qui accélère les battements cardiaques et que le commun des mortels appelle sans scrupule et bêtement Amour. Or, mon corps d'humaine ne peut se contenter d'Amour, c'est pourquoi je qualifierais plutôt ce signal complexe de Passion, Jouissance, Ravissement, Désir etc... Et bien sûr aussi d'Amour, puisque cette impression de satisfaction hébétée bien connue se nomme ainsi. Telle est ma vision de ma métaphysique interne.

# Posté le mercredi 12 novembre 2008 13:10

Modifié le vendredi 14 novembre 2008 12:47